Culture

« The Greatest Showman » put on a show

En lisant cet article, pourquoi ne pas écouter la bande originale du film ?! Voici le lien: https://www.youtube.com/watch?v=NyVYXRD1Ans&list=PLi0vNpDrBJPdGH3LoC85PgixsOq5vDUV3&index=1

J’ai voulu voir ce film dès sa sortie, et j’avoue que j’ai attendu trop longtemps. Ainsi, par cette semaine de grand froid, j’ai bravé les éléments (et les ressenti -11°C) pour aller le voir seule au cinéma.

Est-ce qu’il a valu un tel effort ? Evidemment ! Déjà, après avoir la bande originale du film, je n’avais qu’une seule envie : aller le voir. Maintenant que c’est fait, qu’est-ce que j’ai aimé ? Qu’est-ce que je n’ai pas aimé ?

Je vais commencer par ce que je n’ai pas aimé, et ça va être très rapide, parce que j’ai beau chercher la petite bête, je ne trouve rien. C’est rare, mais ça arrive. La seule chose qui pourrait me déranger, c’est de savoir que tous ces décors ont été faits en fond vert, et que les acteurs ont eu des cascadeurs pour les scènes de danse. Mais bon, comme tous les films font ça maintenant, je ne serais pas surprise.

Et maintenant, prenez un thé ou un café ou un chocolat chaud (quelque chose à boire, quoi), des petits gâteaux, et callez-vous confortablement dans votre fauteuil, parce qu’on va attaquer ce que j’ai aimé, et la liste est longue. J’ai littéralement la liste à côté de mon ordinateur, sinon je sais que je vais oublier quelque chose ! (je vais forcément oublier quelque chose !)

Par où commencer ? Par le commencement, peut-être ! Le début du film nous plonge directement dans l’univers avec la première chanson, « the Greatest Show » (je crois que c’est une de mes musiques préférées de la BO), on voit un Monsieur Loyal (le maître de la piste, vous savez, l’homme habillé comme un dompteur, en rouge). On ne voit pas son visage. Le fait qu’on ne voit pas son visage fait référence au fait que cet homme peut être n’importe quel Monsieur Loyal, si reconnaissables avec le costume. Et soudainement, les projecteurs se placent sur le visage de Phineas Taylor Barnum (Hugh Jackman). J’aime beaucoup cette entrée en forme d’entonnoir : on passe d’une référence générale, les maîtres de la piste, à Barnum, juste grâce à la lumière. Parce que chacun a son avis sur quel homme peut être le meilleur maître de la scène, c’est très subjectif. Avec ce coup de projecteur sur le visage de Hugh Jackman, on nous représente un maître de la piste, qui va être décrit comme le meilleur dans ce film. Retour à la scène : la chanson est coupée, Barnum est plongé dans de la fumée, et on se retrouve dans le passé, pendant l’enfance de Barnum. C’est aussi ce que j’aime bien, dans ce film : les transitions. Je me souviendrais de mes profs de littérature qui me disaient : « n’oubliez pas les transitions, elles sont très importantes ! » Et ils n’ont jamais eu aussi raison ! Ici, elles sont très bien faites, que ce soit avec de la fumée, avec les jeux d’ombre et de lumière, avec la danse, etc.

Maintenant, parlons de la musique, des mouvements, de la danse et de l’importance de la mise en scène. J’ai écouté la bande originale bien avant, et voir les chansons mises en scène était bluffant ! Elles nous transportent dans le film, du début jusqu’à la fin. J’ai d’ailleurs adoré le choix de commencer et de finir par la même chanson : la boucle est bouclée, on revient au début de l’histoire, car pour ce show, ce n’est que le commencement. Cela fait un cercle, comme la piste de cirque. Je reviendrai à ce passage vers la fin de l’article. Les mises en scène sont super bien faites, même la danse et les mouvements sont liés à la musique. Par exemple, au début du film pendant « the Greatest Show » et pendant « From Now On », dès que quelqu’un tape du pied, cela se retranscrit par un son dans la musique. Idem pendant « The Other Side », taper les verres sur le comptoir se retranscrit en un son spécifiquement dans la musique. Le public et les détails deviennent un élément de la musique, ils ne font qu’un avec le rythme. Et est-ce qu’on peut parler de la mise en scène de « Rewrite the Stars » ? Parce que les personnages de Phlip Carlyle (Zac Efron) et d’Anne Wheeler (Zendaya) s’approprient et jouent avec la scène ! Et que dire de la phrase « All I want is to fly with you » qui est retranscrite à l’écran par le fait qu’ils « volent » grâce aux cordes ! Cette scène, esthétiquement parlant, est magnifique ! Les paroles ne font qu’un avec la mise en scène. Idem pour la chanson « Come Alive », qui fait référence aux statues de cire du musée, inertes, qui sont remplacées par des personnes vivantes, qui doivent arrêter de se cacher. Je pense qu’au niveau de la mise en scène, j’ai préféré « The Greatest Show », « The Other Side », « Rewrite the Stars » et « From Now On » (une partie de la mise en scène retrace ce qu’a fait Barnum en photos sur le mur).

Ensuite, est-ce qu’on peut parler des jeux d’ombre et de lumière ? Là encore, il y a du génie. La lumière est celle des projecteurs, ou celle d’une bougie à travers les photophores. Les lumières sont pratiquement toutes artificielles. Les moments que j’ai préférés concernant ces jeux de lumière sont les moments avec les photophores (« A Million Dreams » et quand Barnum crée un photophore pour l’anniversaire de sa fille, en disant que c’est une machine à souhait), pendant « Rewrite the Stars » et « The Greatest Show », et pendant « This is Me », où les acteurs de la troupe s’acceptent pour ce qu’ils sont, et se révèlent au grand jour : la scène commence dans l’ombre du couloir, se continue dans la lumière de la salle où sont les Lords, puis on se retrouve dans l’obscurité dans la rue éclairée par le feu des torches, puis sous les projecteurs de la scène.

Après, pourquoi ne pas parler de la performance des acteurs, maintenant. Je dois avouer que j’étais un réticente à aller voir le film quand j’ai vu que Hugh Jackman allait chanter. Avant que vous me jetiez des tomates, laissez-moi m’expliquer : j’avais été vraiment déçue par sa performance dans Les Misérables. Mais bon, je dois dire que dans The Greatest Showman, il m’a surprise. Je ne vais pas parler de leurs performances en tant que chanteur/chanteuse, parce qu’ils ont tous du talent, mais de leurs performances d’acteur/actrice. Performances qu’on peut voir grâce aux gros plans (close-up) sur les visages pour montrer les expressions des acteurs : la joie, l’émerveillement, l’étonnement, la tristesse, le dégoût, la colère, la détermination, etc. Un très bon choix du réalisateur, car cela nous permet de voir à quel point les acteurs sont doués !

Et enfin (bravo à ceux qui ont réussi à lire jusqu’ici !), je vais parler des thématiques du film ! C’est un film sur Barnum, celui qui a révolutionné l’univers du cirque, sur ce qu’il a créé, sur le « Greatest Show on Earth ». C’est ce que la début et la fin du film montre. Ce film nous montre avant tout l’importance de l’imagination: ce qui fait rêver et ce qui permet de faire rêver les gens, de leur en mettre plein les yeux, de « put on a show ». En parlant de ça, j’aime bien le titre québécois : « Le Maître de la Scène ». La piste de cirque est avant tout une scène où des artistes se produisent, et le maître de la piste, c’est Monsieur Loyal. On parle aussi de la famille du cirque : le Barnum du film a créé sa propre famille en créant son cirque, d’où le « we will come home » de « From Now On ». Et la tradition du cirque se perpétue : c’est pourquoi Barnum donne son chapeau (chapeau du père de Barnum, qui plus est, pour montrer la continuité de la famille du cirque) à Carlyle à la fin du film, qui porte les mêmes vêtements que Barnum. Carlyle devient celui qui mettra en scène le spectacle, qui utilisera son imagination pour faire rêver les autres. D’où le retour à la première scène à la fin du film : c’est que le commencement pour Carlyle, et pour le cirque. Et enfin, ce film parle de s’accepter et d’accepter les autres tels qu’ils sont. Je vous renvoie à la chanson « This Is Me » et à l’évolution de la relation entre Philip Carlyle et Anne Wheeler.

Bref, ce film est à voir : il nous en met plein les yeux, et j’ai été bluffée. Je suis réticente quand il s’agit de comédie musicale, parce qu’aujourd’hui, les comédies musicales n’ont pas de chansons propres qui pourront les identifier plus tard, qui me feront dire : « cette chanson vient de cette comédie musicale ! » J’ai été tellement déçue par Les Misérables et par les récentes comédies musicales françaises, que j’avais peur d’aller voir The Greatest Showman par peur d’être déçue. Et ça a été tout le contraire et j’en suis ravie !

Je finirais cet article par une citation de Phineas Taylor Barnum, citation qui clôt le film :

« The noblest art is that of making others happy. »

Greatest Showman

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