#HistoiresExpatriées, Lifestyle

#HistoiresExpatriées : la langue

Voilà plusieurs mois que je vois le hashtag #HistoiresExpatriées passer sur les blogs, et après m’être enfin renseignée (il m’a fallu du temps), j’ai décidé de rejoindre ces rendez-vous mensuels ! Ces rendez-vous ont été créés par le blog L’occhio di Lucie, et sont soumis à un thème différent chaque mois. Ce mois-ci, c’est le thème de « la langue ».

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La langue

Avant de partir en Angleterre

J’ai toujours aimé les langues. Dès que j’ai commencé à apprendre l’anglais en CM1, j’ai compris que j’avais ouvert les yeux sur un monde encore inconnu. En 6ème, j’ai commencé à lire des mangas en ligne, d’abord en français, et les sites en anglais ont suivi quand je me suis rendue de l’étendue du choix qu’il y avait dessus. J’ai aussi commencé à lire des fanfictions, d’abord en français, puis en anglais. J’ai tenté la traduction d’une fanfiction de Google Traduction, mais j’ai tenu 10 minutes avant de prendre mon dictionnaire bilingue et de me mettre au travail. L’utilisation du dictionnaire s’est réduit peu à peu.

J’ai fait de même pour l’espagnol, et les profs que j’avais en 4ème l’ont tout de suite remarqué. Et pourtant, il n’y a pas une seule personne dans ma famille qui s’est dirigée vers les langues. C’en est devenu une passion. C’est pour ça que j’ai décidé d’étudier l’anglais à l’université, tout en continuant l’espagnol jusqu’à la fin de la L2 (ma fac ne prposait pas de faire FLE et espagnol…). Et puis j’ai entendu parler de l’assistanat, et j’ai sauté le pas.


Au début de mon aventure

Mon accent anglais n’était pas le pire, mais il n’était pas le meilleur non plus. Mais je suis venue en Angleterre pour apprendre la culture et améliorer mon anglais ! La première leçon que j’ai tirée était à la sortie de l’aéroport, en demandant un billet de bus pour Derby, que j’ai prononcé /d3:bi/ (comme un Français le prononcerait). Le chauffeur m’a répondu : « you mean, Derby? (/da:bi/) ». Première claque en pleine figure !

C’était aussi difficile de s’exprimer tous les jours en anglais. J’ai dû m’habituer à entendre parler anglais et à parler anglais.


Une amélioration ?

J’ai senti que mon accent s’était amélioré en décembre. En même temps, quand on doit parler anglais tous les jours. Je n’avais plus peur de m’exprimer. Je faisais toujours des fautes (le « saw » ne passe toujours pas, par moment).

S’immerger dans la société britannique est nécessaire pour comprendre et parler anglais. J’ai tellement appris à l’école ! D’une part, parce que tout le monde vous parle en anglais (c’était assez destabilisant, par moment), et d’autre part, pour faire comprendre aux élèves ce qu’un mot veut dire. Et j’ai encore plus appris en parlant anglais dans la vie quotidienne. Dans ma coloc, il n’y avait qu’une autre personne française, alors dans tous les cas, je devais parler anglais. On jouait aux cartes (Cards Against Humanity m’a appris beaucoup de mots… intéressants), allait à des meetings internationaux, etc. Je regarde aussi beaucoup de films et séries en anglais. De plus, comme on était souvent entre assistantes, certains mots nous manquaient : je ne sais pas combien de fois je peux dire « thingy » pour désigner quelque chose dont je connais pas le nom ou dont j’ai complètement oublié le nom. Le plus drôle, c’est quand ta coloc te donne le bon objet quand tu dis « give me the thingy please ».

Après, l’anglais et le français se mélangent assez souvent dans ma tête : mes listes de courses sont en franglais, idem pour mon bullet journal.


Est-ce que le français me manque ?

Oui, évidemment ! C’est ma langue maternelle ! Et quand je vois que j’oublie certaines tournures ou certains mots (mes élèves pourront vous le confirmer), ça m’énerve. C’est pour ça que j’aime bien parler en français avec Marie : ça fait du bien de faire un break et de parler français de temps en temps. C’est pour ça que ce blog est en français, aussi !

Je me suis rendue compte que j’avais du mal à aprler vite et bien, car j’ai l’habitude de ralentir le rythme pour que mes élèves me comprennent (un rythme plus ou moins lent, en fonction du niveau). Quand mes cousines et ma sœur sont venues me voir, j’ai eu du mal à parler vite sans faire de fautes. Je cherchais mes mots. De même, à chaque fois que je rentre en France, les gens me regardent bizarrement parce que j’ai du mal à trouver mes mots. Ou je leur parle en anglais (le « sorry » sort très souvent). Je me souviendrai toujours du serveur de « la Fabrique du Café » qui s’est foutu de moi parce que j’ai buggé… Des fois, ça me semble tellement naturel de parler anglais, et par moment, c’est le français qui sort au lieu de l’anglais. Combien de fois j’ai pu dire « Merci, au revoir ! » aux caissières…


Conclusion

Encore aujourd’hui, il m’arrive de bugger. Il y a des jours où je n’arrive même pas à prononcer « foot » correctement.

J’ai quand même pris des petites manies que je trouve insupportables : j’ai toujours envie de corriger les autres quand ils prononcent un mot d’une mauvaise façon (un peu comme je le fais avec mes élèves)…. Oups !

Les gens pensent aussi que je me la pète quand je prononce un mot anglais avec l’accent anglais. Alors que non ! C’est juste que je n’aime pas massacrer la langue anglaise. Je fais pareil avec les mots français, espagnols et italiens quand je parle anglais.

Rien ne vaut mieux que s’immerger dans le pays d’accueil. J’ai peut-être appris les bases de l’anglais en France, mais c’est ici, en Angleterre, où j’ai le plus appris. J’ai pas eu le choix, j’ai dû parler seulement anglais. Et c’est beaucoup mieux comme ça !

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